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L’eau c’est la vie a-t-on coutume de dire. Se ravitailler en eau pure, incolore, inodore et sans saveur reste un défi à relever pour les populations camerounaises. Les robinets sont secs dans de nombreuses villes camerounaises depuis plusieurs jours. © Camer.be : Yolande Tankeu
A Yaoundé par exemple, dans certains coins de Mendong et plusieurs autres quartiers de Yaoundé situés en hauteur, c’est le régime sec. Les robinets ne crachent que de l’air, au grand détriment des ménages. A Douala, la rouille a fini par prendre le dessus sur certains robinets qui n'ont plus connu la visite d'une goute d'eau depuis belle lurette. A Bafoussam, l'eau du robinet n'est plus qu'un vilain souvenir dans plusieurs ménages. La crise est devenue "criarde depuis le début de cette année", selon M.Kamgaing président de la ligue camerounaise des consommateurs (LCC). Cette pénurie se traduit "par des coupures d'eau qui durent plusieurs jours" dans certains quartiers dans les deux villes, a-t-il ajouté.
Dans certains quartiers de Yaoundé par exemple, l’eau qui s’écoule a une couleur douteuse et, avant d’en faire la moindre chose, il faut la laisser décanter. "Le volume de production d'eau a énormément chuté après le tarissement du fleuve Nyong (centre) où nous captons l'eau pour alimenter la ville de Yaoundé", explique sous couvert d'anonymat une source de la Camerounaise des Eaux (CDE), la compagnie de production et de commercialisation de l'eau courante*.
A Douala, les causes de ces « graves crises d’alimentation en eau potable » demeurent du domaine du mystère pour les populations, et à la Camerounaise des Eaux (CDE) dont le siège s'y trouve. L'on évoque de temps en temps des incidents intervenus sur les voies de canalisation d’eau qui part de la station de captage, de pompage et de traitement de Massoumbou, localité située à une vingtaine de kilomètres de Douala.
A Bafoussam, les enfants parcourent des longues distances à la recherche d’eau de puits ou de sources, qui est généralement à l’origine des maladies hydriques. Les pouvoirs publics bien au courant de cette situation ne donnent pas de garantie suffisante face à ces manquements. On dirait qu’ils ignorent que « l’eau c’est la vie », nous confie un conducteur de moto taxi.
Dans la partie septentrionale du pays, certaines canalisations d'eau qui datent de l'époque coloniale n'ont plus que de nom. Les travaux d’entretien et d’extension qui auraient été nécessaires n’ont pas été réalisés.
C’est un secret de polichinelle. Le Cameroun accuse un grave déficit énergétique. Dans le domaine de l’eau, la situation n’est guère meilleure, singulièrement en ce qui concerne l’approvisionnement des ménages en eau potable. Cet état des choses est par voie de conséquence, la cause du pénible décollage de l’économie nationale et de la précarité des conditions de vie des populations.
A Buea, Fleuves et rivières, nappes phréatiques, saison des pluies: l'eau ne manque pourtant pas dans cette région... Lire la suite et l'intégralité de l'article ICI. Source: www.camer.be Voir aussi: Energie et Eau : le Cameroun en quête de financements |