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Yaoundé se métamorphose - Amenagement du carrefour "Préfecture" en giratoire plan
Le carrefour préfecture de Yaoundé se trouve au quartier Nlongkak. Carrefour se situant entre la sous préfecture de Yaoundé 1, la délégation provinciale de la santé,  le ministère de l´emploi et de la formation professionnelle ainsi que du batiment des services du gouverneur de la province du centre. Image 
Ecrit par Steve N. Kommogne. VKII-Communication [18.01.10]
La situation particulière de ce carrefour, qui est une zone de conflit, par la présence de nombreux établissements administratifs importants (le ministère des affaires extérieures, Direction générale de la sureté nationale, clinique du centre) à part ceux cités plus haut, dans le secteur et d´une circulation automobile et piétonne très forte, fut la raison pour la laquelle la communauté urbaine de Yaoundé opta pour des travaux d´aménagement du dit carrefour.
 
Il s´agit en effet d´« un axe central, car traditionnellement, selon les données disponibles, le carrefour préfecture enregistre la circulation la plus dense de Yaoundé, avec un trafic moyen journalier de 113 500 équivalent « véhicules particuliers »[1], largement au dessus des capacités et charges que peuvent supporter la chaussée, á cet endroit.
 
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Exemple de situation de circulation chaotique, dans le centre ville de Yaoundé

 
« Compte tenu de l’importance du trafic journalier de la ville observé dans le sens Nord-Sud transitant par ce carrefour, et le nombre d’accidents enregistrés annuellement (24 cas mortels et 180 cas matériels), l’aménagement retenu est un giratoire avec un passage souterrain réservé au flux principal limité entre le ministère des Relations extérieures et le Rond point Nlongkak »[2]. Le carrefour initial étant composé d´un ilôt, près duquel se trouvait (dans la zone de construction) une station Total (extrémité nord de la zone de construction), un centre sportif et un stade de football. Ces derniers seront démolis pour l´élaboration du projet.
 
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Maquette du projet : à gauche, parking des services du gouverneur – au centre, axe principal et tunnel (sous le giratoire) reliant Nlongkak à la rue en face du Minrex– à droite, rue en face de la clinique du centre

 
Le marché lié á l´aménagement du carrefour préfecture est celui Numéro 0679/AOIO/CPM/CUY/08 “passé après appel d´offres international ouvert pour les travaux d´amélioration de circulation et de mobilité urbaine dans la ville de Yaoundé” (d´après le CCAP : Cahier de clauses administratives particulières; du projet). Le nouveau carrefour (en giratoire plan) assurera la liaison entre les dites rues (déjà citez plus haut) se croisant dans la zone de construction. Le tunnel construit en dessous du giratoire, servira d´axe principal (sous-terrain) prolongeant (ou reliant directement) la rue parallèle au ministère des affaires étrangères ou Minrex (extrémité sud du chantier) jusqu´á l´extrémité nord du chantier, cité plus haut (Station Total de Nlongkak démolis).

« L’ouvrage est réalisé dans le cadre du contrat de ville signé entre l’Etat du Cameroun et la Communauté urbaine de Yaoundé. Il vise à améliorer les conditions de mobilité pour favoriser les échanges économiques et aider ainsi les populations à lutter contre la pauvreté »[3]. Il s´agit aussi du premier ouvrage du genre et de cet envergure dans toute l´histoire du Cameroun.
 
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Station Total de Nlongkak démolie
Des nouvelles surfaces de parking étant aussi prévu autour du giratoire. Notamment en face du bâtiment de service du gouverneur, en face des bâtiments de la préfecture (en lieu et place du centre sportif). Les surfaces libres ou restantes devront être recouvertes d´arbres et de verdures.  Le titulaire du projet est l´entreprise RAZEL CAMEROUN. Contrat signé entre l´entreprise et le Délégué du Gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, Mr. Gilbert Tsimi Evouna le 27 février 2008. Le budget total du projet est de 10.895.340.251, dont 3.842.228.092 financé des fonds C2D (Contrat de désendettement et de développement) et 7.053.112.159 financé des fonds PPTE. Le Délai d´exécution du projet est de 24 mois. Travaux ayant débuté en avril 2008 et qui devrait être achevé en mars 2010.

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Station Total remplacée par rue d´entrée du tunnel
Les travaux de chantier proprement dit (la production) correspondent aux travaux de terrassement, d´assainissement et de chaussée, d´ouvrage d´art (béton).  D’après le document sur le planning des travaux et le procès verbal de la réunion du chantier du 25.03.09 entre la société Razel, le maitre d’ouvrage (communauté urbaine de la ville de Yaoundé) et les concessionnaires (CAMTEL, CAMWATER , SONEL, etc.) 37,27% des travaux (ou production), pour 47,9% du délai maximal, ont été élaborés.

Lors de sa visite d´Etat au Cameroun, en mai 2009, le Premier Ministre francais Francois Fillon effectua une excursion sur ce chantier, afin de contempler un « exemple vivant de la coopération entre la France et le Cameroun [...] C’était en présence de plusieurs personnalités dont, le ministre du Développement urbain et de l’Habitat, Clobert Tchatat et le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna»[4].

 A cette période, selon Michel Kamwa, le chef de la Mission de contrôle du groupement Egis Cameroun, présentant ce jour là à ces Honorables invités l’ouvrage en construction, « les travaux sont rendus à leur treizième mois, qu’ils avancent normalement (53% avec un délai consommé de 56%) et que le délai d’exécution (24 mois) sera respecté, ainsi que la date de fin contractuelle fixée au 2 avril 2010»[5].

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Tuyaux d´eau sous terrain, découvert
Durant les travaux, les obstacles majeurs et imprévus bloquant l´évolution du chantier se situèrent, entre autre, au niveau des câbles électriques et des tuyaux d´eau sous-terrain dont la présence fut parfois méconnue par certains concessionnaires. Comme solution á ces problèmes se trouvent des travaux de déviations des dits réseaux de tuyaux par les concessionnaires. Travaux provoquant un arrêt et un blocage de l´évolution du chantier au secteur concerné.
Concernant les câbles électriques, malgré les plans de réseau fournis au préalable, des destructions de câbles liés aux erreurs humaines restent parfois inévitables.

L´autre difficulté majeure se situe au niveau des eaux de ruissellement venant de conduite d´eau, dont les sources étant méconnues, et des eaux de pluies.

Pluies durant lesquelles il est impossible pour les ouvriers et ingénieurs d´évoluer ou de travailler dans le chantier. Les eaux de pluies provoquent aussi bien des blocages des travaux du chantier, que des apparitions de nappes d´eau, au niveau des caniveaux et dans les creux de terre se trouvant sur le chantier, particulièrment en ce qui conscerne la voie ou rue du chantier se trouvant être, la surface, la plus basse du chantier.

Toutes ses eaux présentent de vrai danger pour la construction de cette voie et le reste du chantier, plus particulièrement par rapport au sol et aux fondations.
Comme solutions trouvées afin de résoudre ces problèmes d´eau, nous avons en premier les opérations de pompage d´eau (accumulée) dans les différentes nappes ou caniveau. Des camions citernes équipés d´un moteur de pompage (pompeuse) prolongé par un tuyau se charge de l´opération. Apres que l´eau ait complètement été extraite de la nappe, la terre argileuse restante (matériel faible), née de la présence de ces eaux est déblayée, et ensuite remblayée ou remplacée par de la latérite (opération de purge), pour une meilleure stabilité du sol sur lequel et á coté duquel les ouvrages seront construits.

La construction des caniveaux, dalots et murs de drainage (en bordures des trémies : murs de béton du tunnel en dessous du giratoire) au sein de tout l´ouvrage sont les principales solutions prévues pour recueillir (ou conserver) et conduire toutes les eaux. Ces opérations entre dans le cadre de travaux d´assainissement. Les murs de drainage sont composés d´agglos drainants (empêchant les eaux de s´accumuler en bordures des trémies).  Au niveau des points les plus bas en bordure des trémies sont construits des cunettes (en béton) d´où les eaux provenant des agglos drainants seront collectés. Un tissu géotextile est placé entre le mur de drainage et la couche de terre, afin d´empêcher l´argile ou de la terre de pénétrer dans les agglos drainants. Ce qui réduirait leur perméabilité. Le tissu géotextile reste perméable á l´eau. 

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Agglos drainants en bordure de trémies, séparées de la couche de terre par un tissu (blanc) géotextile
 

A préciser sont aussi les problèmes de travaux effectués sous la circulation automobile. Une organisation de phasage des travaux fut élaboré afin de nuire le moins possible la circulation routière et les riverains.

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Image recente du carrefour - Vue sur la rue d´entrée et sortie du tunnel

Malgré toutes ces difficultés, et grâce entre autre, à toutes ces solutions élaborées par les ingénieurs franco-camerounais du projet, aucun retard considerable ne fut á accuser, en ce qui conscerne l´évolution des travaux. Actuellement et pour le plaisir des riverains et des automobilistes de la Capitale, au moins 98% de l´ouvrage a été achevé, laissant à espérer, pour les prochaines semaines, son lancement ou ouverture officiel(le).

Source:

[1,2,3,4,5]: François Fillon visite les chantiers financés par la France au Cameroun - Cameroun Tribune

Voir aussi: 

Carrefour de la préfecture á Yaoundé (Cameroun)

40 propositions pour changer le visage de Yaoundé

 

 
 
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