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Ces femmes qui font la VKII - Entretien avec Mme Ouethy Nana Nguessi
Image Mme Ouethy Nana Nguessi (ONN) est une jeune ingénieure spécialisée dans le domaine de l’électrotechnique et de l’information technologique. Elle est membre active VKII et coordinatrice du programme de Mentoring de l´association.
 
VKII-COM: Pour commencer, chère Nana, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs?

Ouethy Nana Nguessi (ONN): Me présenter n’est généralement pas trop mon fort. En très bref en ce qui concerne ma personne, je suis une jeune Camerounaise vivant en Allemagne depuis presque 8 ans et Ingénieur automaticienne de formation et travaille actuellement dans une entreprise dans la région de Hanovre. Je suis passionnée par la Technique, la cuisine, et échanges sociale et culturelle font aussi partie de mes hobbys. J’aime partager ce que j’apprends de la vie et donner de ce que je peux offrir.

VKII-COM: Comment as tu eu connaissance de la VKII et depuis combien de temps tu y es membre?

ONN: J’ai fait la connaissance de VKII à l’occasion du Challenge Camerounais 2014 à Dortmund [1]. Et c’est depuis ce moment que je suis membre.

VKII-COM: Quelle était/est ta motivation à t´engager au sein de cette association et qu’y trouves tu d´intéressant?

ONN: J’ai toujours été intéressé de servir le Cameroun de près ou de loin, ayant fait quelque association, VKII par son concept et sa philosophie a été attrayante pour moi, car j´étais à la recherche d´une association qui pourrait apporter une valeur ajoutée à la société camerounaise et à sa diaspora. Le « Transfert de technologie » dont la VKII y est bien actif est pour moi la clé du développement durable du Cameroun.
Sans oublier l´aspect d’échanges sociaux et culturelles que peut aussi apporter le groupe et la diversité des activités.

VKII-COM: Depuis que tu es également membre active au sein du groupe de coordination du programme de Mentoring VKII[2], pourrais-tu nous en dire plus sur ce programme et ce que vous prévoyez au sein du groupe comme activités pour l´année 2016?

ONN: Le programme de Mentoring vise à coupler Mentor (personne apportant une expérience dans un ou plusieurs domaines) et Mentee (personne ayant besoin d’un soutien dans un ou plusieurs domaines), au sein de l’association.
Pour l´année 2016 nous avons (mon collaborateur Souleymanou Iya Mansour et moi) prévu, une rencontre de fin de session 2015/2016 dans laquelle chaque couple Tandem présente son rapport d’activités durant le programme. Nous souhaitons présenter le programme à plus de camerounais(e) de notre communauté. Nous souhaitons également faire des interviews Videos avec des anciens Mentors.
Nous préparons aussi le Lancement de la session 2016/2017 du programme. Ce qui passera par l’organisation d’une rencontre d’échanges entre les nouveaux Mentors et les Mentees, la recherche de d’offre ou de financement du programme Mentoring et surtout l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour rentre le programme plus attractif.
Nous savons que nos aspirations sont très ambitieuses, mais nous espérons tout de même atteindre 60 % de ce que nous voulons faire, pour cette année.

VKII-COM: Il existe certains obstacles pour l´évolution des femmes dans le domaine de l´ingénierie et des sciences. Parmi lesquels les préjugés que les Hommes ont vis à vis de leurs capacités. As-tu déjà été confrontés à ce genre de préjugés ? As-tu eu d´autres obstacles dans ton évolution, qui seraient liées à ta situation de femme ? Et si oui, comment as-tu réussi à les surmonter ?

ONN: C’est bien vrai qu´une femme dans le domaine de la technique donne toujours l’impression d’un parcours exceptionnelle, mais de nos jours elles sont nombreuses qui y exercent dans le domaine.
De mon expérience personnelle, j’ai toujours été la seule femme dans la plupart des groupes de travaux dirigé pendant mes études et il fallait toujours au début doublement prouver ses capacités, mais dès que tes camarades de classe reconnaissent tes performances, la confiance est établie et les choses avances plus facilement. Même avec mes collègues actuellement ça toujours été pareil, la différence c’est que nous sommes dans le domaine professionnelles et il y a certaines règles qui fait à ce que je ne crains pas une discrimination quelconque.
Tout ce que je peux dire c’est comme tout domaine il faut bosser dur pour s’imposer.

VKII-COM: Le FMI a calculé qu’une réduction de 1 point des inégalités entre les hommes et les femmes dans les pays à faible revenu déclenche sur cinq ans une croissance cumulée de 0,2 point [3]. Le Rwanda semble l´avoir déjà compris. Il y existe par exemple une parité parfaite en nombre de femmes et d´hommes au niveau de leur parlement. D´après le PNUD le Rwanda est le pays au monde s´étant le plus développé ces 25 dernières années [4].
Malgré ces exemples et propositions positives présentées ci-dessus, on se pose donc la question de s´avoir pourquoi les autres pays africains ne suivent pas cet exemple ou ces recommandations. A ton avis qu´est ce qui bloque ?  Le manque de confiance de nos compatriotes africaines ou alors le manque de volonté de nos gouvernants?


ONN: Je pense qu’ici faudrait pas regarder très loin. Pour répondre à cette question regardons tout simplement près de nous, comment traitons-nous nos compagnonnes femmes, nos sœurs etc… qui sont proches de nous. Si nous les traitons avec du respect et de la confiance, ce qui n’est pas toujours le cas, je pense qu’on va les inclurent automatiquement dans les décisions de la société ainsi que dans nos parlements.
Le gros problème des sociétés africaines à mon avis c´est qu’on se renferme dans nos traditions. Sans être trop féministe, je dirais qu’on fait croire aux femmes qu´elles n’ont pas droit à la même éducation et surtout pas les mêmes droits que l’homme pour une raison ou une autre.
Selon les statistiques en Afrique ou dans le monde il y a plus de femmes que d´hommes, imaginer un instant un bon encadrement et une bonne éducation de la femme africaine, c’est tout le monde qui pourra en profiter. Comme on le dit généralement « if you educate a woman, you educate a nation »
Moi je pense qu’en Afrique surtout, la clé du développement de nos sociétés doit passer par les femmes.

VKII-COM: Même son de cloche au niveau de nos associations au sein de la diaspora africaine. Malgré tout ce potentiel que nous avons chez nos consœurs, nos associations comptent un pourcentage réduit de femmes engagées et participatives. La VKII, n´est pas en reste.
Selon toi, qu’est-ce qui pourrait faire changer la donne et amener d'autres compatriotes à suivre ton exemple ? Pour la VKII particulièrement, il y a t-il ou faudrait-il un programme de Mentoring particulier pour les femmes, pour les encourager ?


ONN: A mon avis l’engagement sociale ou culturelle est d’abord une volonté personnelle. Pour toutes celle qui aimerais bien faire partie de la VKII ou d’autres associations mais n’ont pas le courage ou la motivation. En ce qui concerne un Mentoring pour les femmes, je pense qu'un Forum d’échange entre femmes camerounaises dynamiques pourra leur faire sortir de leur caserne. Surtout si ce forum s’accompagne de post et de vidéos des expériences positives de femmes engagées et actives dans la société sur les réseaux sociaux[5]. Beaucoup de nos sœurs, de nos mère et nos amis pourront être éveillé à aussi s’engager. Je pense aussi que les hommes jouent un grand rôle dans l’engagement ou l’épanouissement de la femme. Si chaque homme pouvait encourager sa partenaire, sa sœur ou sa mère se donner un peu de temps dans ce domaine, nous verrions plus de femme s’engager.

VKII-COM: Nous te remercions chère Nana pour cet entretien.


Je vous remercie pareillement.

Interview réalisée par l´équipe communication VKII.

Source [1] – Edition du Challenge Camerounais dans la ville de Dortmund. Plus d´image par le lien suivant: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.713118308737296.1073741853.137653116283821&type=3
Source [2] – Pour en savoir plus sur le programme de Mentoring VKII, veuillez consulter le lien (en Allemand) suivant: http://www.vkii.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1516&Itemid=2
Source [3] – Jeune Afrique Magazine - Article « Conjoncture: la vie après l’or noir, par Alain Faujas, publié le 01 février 2016 »
Source [4] – www.afrique360.com – Article « Le Rwanda a réalisé le plus de progrès au monde, sur les 25 dernières années (PNUD) »
Source [5] – Voir à cet effet notre album sur les «Femmes qui font la #VKII»: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1008525065863284.1073741888.137653116283821&type=3
 
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